L’équithérapie

Un petit peu d’histoire ...

L’idée d’utiliser les chevaux dans les soins physiques et psychiques est très ancienne. Xénophon philosophe et historien grec au V°s. avant J-C est l’un des premiers à écrire un traité sur l’équitation dans lequel il dit : « Le cheval est un bon maître, non seulement pour le corps, mais aussi pour l’esprit et pour le cœur. »

Galien, médecin de Marc Aurèle au II°s. a été le premier à utiliser le contact avec le cheval pour aider ce dernier à prendre des décisions.

A la Renaissance, Merkurialis avance l’idée que le cheval a un effet sur la sensorialité.

Au siècle des Lumières, Diderot affirme que l’équitation améliore la santé et permet de la préserver.

De manière plus contemporaine, c’est au cours de la première guerre mondiale que nous voyons apparaître la notion d’équithérapie auprès des mutilés de guerre.

Par la suite, Lis Hartel cavalière danoise atteinte de poliomyélite se trouva paralysée. Cavalière de haut niveau, elle réussit à récupérer l’usage de ses muscles après 3 ans de rééducation intensive avec Elisabeth Bodicker, sa kinésithérapeute qui utilise alors le cheval dans ses séances de rééducation. Elle gagnera une médaille d’argent dans la discipline du dressage aux jeux olympiques de 1952 !

Les travaux de Renée de Lubersac, psychomotricienne, en collaboration avec Hubert Lallery, masseur kinésithérapeute, publiés en 1973 dans « La rééducation par l’équitation » ont été la pierre fondatrice de l’équithérapie en France.

La première association à voir le jour fut ANDRE (Association Nationale de Rééducation par l’Equitation) en 1970.

En 1976, l’ANETEL (Association Nationale d’Equitation Thérapeutique de Loisir) voit le jour soulignant l’aspect thérapeutique et non sportif de leur approche.

En 1986, la FENTAC (Fédération Nationale des Thérapies par le Cheval) sous la présidence de Renée De Lubersac propose aux psychomotriciens une formation à la thérapie avec le cheval.

En 2006, la S.F.E (Société française d’Equithérapie) voit le jour avec pour volonté de mettre l’accent sur l’aspect psychothérapeutique au cœur de l’équithérapie.

Ainsi, après le soin médical, le soin kinésithérapeutique et le soin psychomoteur, c’est le soin psychique qui se voit ancré dans l’utilisation du cheval en thérapie.

L’équithérapie : Définition

Selon la Société Française d’Equithérapie, « l’équithérapie est un soin psychique médiatisé par le cheval et dispensé à une personne dans ses dimensions psychique et corporelle. L’objet du soin est défini comme étant exclusivement l’appareil psychique de la personne prise en charge. L’objectif de l’équithérapeute concerne aussi la diminution de symptômes psychopathologiques, le mieux-être, le sentiment de confort. L’équithérapie n’est pas un traitement direct de maladies somatiques ou de troubles moteurs, mais bien une intervention touchant à l’esprit, au moral, à la personnalité. »

« Les chevaux peuvent constituer un accès direct à l'inconscient »
Chris IRWIN